Catégories

12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 09:08

 

Aïkido du mardi soir de 19 h à 20 h : témoignage

 

C’est d’abord prendre la petite route de campagne, en contemplant talus, champs labourés, et ciel changeant, puis amorcer la montée du chemin de Biroulan dont le nom dit que l’on s’achemine en mouvement, pour atteindre le Dojo dans l’espace près du jardin fleuri, où résonne le chant de la basse-cour, le bruissement des bambous, avec vue sur les champs.

Le Dojo, un espace ritualisé, large des baies vitrées, beau.

Se déchausser, saluer. Humilité, respect, pieds nus. Silence.

L’échauffement proposé n’est en rien une gymnastique mécanique, plutôt une attention à chacun de ses gestes. La demi-heure d’échauffement permet aussi un recentrage dans le calme de cette pratique. J’ai aimé le contact nouveau des pieds nus sur les tatamis, l’équilibre différent que celui sur un sol ferme. Ce temps éveille les sensations.

Après 3 séances, la seconde demi-heure, grâce à un travail à deux, parfois avec l’épée de bois, nommée Boken, m’a permis de sentir que le travail en force n’est pas de mise ; que le mouvement, pour être juste, demande d’agir dans l’immédiateté de l’instant, dans la présence  à soi et à l’autre ;  et que ça rate, si c’est la volonté qui prime. C’est un travail exigeant, passionnant, mystérieux. Un début de découverte subtile dont je sens qu’elle demande persévérance, patience. La répétition des mouvements, corrigés au besoin par le senseï, permet l’ajustement progressif.

Silence. Salut.

Se rechausser.

Repartir avec un grand calme en soi, en vigilance à ce qui se présente.

Serait-ce une méditation en mouvement ?

 

              Odile

 

Partager cet article
Repost0

commentaires