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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 14:40

Connexion et déconnexion

 

L’aïkido est un art complexe, dès le premier instant. Avant même le début de la technique et

l’esquisse du premier mouvement de Uké, Tori se doit d’être déjà connecté à son partenaire.

Mais, paradoxalement, se connecter à l’autre, être ouvert et à son écoute, nécessite en premier lieu

de se déconnecter de son propre mental.

Comment contrôler le flux de pensées qui nous traverse l’esprit à chaque instant ? Ce n’est pas une

mince affaire - surtout en ce qui me concerne !

Notre Senseï met à profit les séances en plein air pour nous y aider. Il nous incite à nous focaliser sur

l’instant présent, à nous concentrer sur le toucher du Jo, l’écoute du bruissement des feuilles

(ou parfois des éternuements, c’est la saison des pollens !). Alors, par moments, nous parvenons à

évacuer toutes nos pensées parasites. Je me dis d’ailleurs que la contemplation de l’océan, la senteur

d’une forêt de pins au petit matin ou la dégustation d’un magret cuit à point (un stage d’Aïkido dans

les Landes ?), devrait nous permettre d’atteindre le même résultat.

Utiliser nos 5 sens afin de nous en affranchir et être réellement, sincèrement, disponible. Encore un

paradoxe.

Seule cette déconnexion mentale rend possible une connexion de Hara à Hara. Cette union profonde

exclut crainte ou conflit et facilite les phases suivantes de la technique :

  - l’acceptation de l’attaque de Uké puisque la connexion la rend nôtre,

  - l’absorption du Ki dans son propre Hara car il circule à travers la connexion,

  -  l’expansion puisqu’on expand une énergie à partir de son propre Hara.

En un mot, tout devient simple.

 

Enfin … en théorie. Car en pratique, quand on bloque à la phase 1, qu’il est difficile de faire simple !

Merci à Raphaël pour son enseignement (et sa patience) qui nous fait travailler le corps, la tête et

l’esprit.

     PS : j’ai découvert samedi que guetter l’arrivée d’une nouvelle pensée permet d’en stopper le flux (à

exploiter pour les insomnies). Paradoxe vous dis-je !

Ludovic

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