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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 12:59

Cours d’aïkido plein air.

Dimanche dernier, avant de m’endormir j’ai lu le témoignage de Joannie. A mon réveil, vers 6h30, après une bonne nuit de sommeil et un rêve qui m’a conduit vers vous, je me suis demandé, si je devais écrire quelques mots sur mon ressenti de ces cours de plein air, qu’est ce j’exprimerais?

Tout d’abord, la joie de vous retrouver, car pratiquer seul n’a pas la même dimension. Ensuite vient la préparation en début de cours, détente du corps et de l’esprit pour se connecter à l’instant présent, au jo, au groupe et à l’environnement et cette belle nature avec ses grands arbres en premier plan. Puis vient l’instant du plaisir de la pratique à deux, (enfin retrouvée). Pendant ces instants, je recherche dans la plus grande sérénité possible, la connexion de mon esprit et de mon corps à l’autre mais aussi à l’environnement, au ciel et à la terre, la perception de mon centre de gravité tout en exécutant des mouvements de rapports martiaux mais dans l’amour, l’acceptation et le respect de l’autre. C’est une recherche profonde, intime, remplie de sensations de soi même, de mon intérieur, de mon hara, de l’autre à travers soi, de soi à travers l’autre, du groupe et de l’univers qui m’entoure (et la terre et le ciel). Je rentre progressivement dans cette autre dimension au fil du cours, et j’essaye de progresser à chaque mouvement pour que les différents éléments entrent en communion dans la meilleure harmonie possible, fluidité du mouvement dans une connexion la plus absolue possible. Des fois ça marche, et c’est une sensation de plénitude qui m’envahit, des fois ça marche pas, mais ce n’est pas grave, je me dis qu’il me reste encore beaucoup de travail!!! Bref la pratique de l’aïkido est un éternel recommencement, une recherche éternelle de l’harmonie des éléments dans l’instant, dont nous sommes une partie intrinsèque. Aboutit, c’est une sensation de bien être incomparable, mais n’est ce pas là tout l’intérêt de cette pratique? A méditer...

 

Jean

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 10:28

Voici ma petite contribution texte :

Découvrir l'aïkido : c'est entrer dans un monde que l'on n'imaginait pas,
 dans lequel on peut percevoir l'énergie qui circule entre nous.
Lâcher prise sans lâcher le chi qui nous relie à notre partenaire.
Ce sont des gestes de combat dans une ambiance apaisée où il faut accompagner le geste plutôt que l'éviter.

Merci,
À bientôt

Max

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 14:40

Connexion et déconnexion

 

L’aïkido est un art complexe, dès le premier instant. Avant même le début de la technique et

l’esquisse du premier mouvement de Uké, Tori se doit d’être déjà connecté à son partenaire.

Mais, paradoxalement, se connecter à l’autre, être ouvert et à son écoute, nécessite en premier lieu

de se déconnecter de son propre mental.

Comment contrôler le flux de pensées qui nous traverse l’esprit à chaque instant ? Ce n’est pas une

mince affaire - surtout en ce qui me concerne !

Notre Senseï met à profit les séances en plein air pour nous y aider. Il nous incite à nous focaliser sur

l’instant présent, à nous concentrer sur le toucher du Jo, l’écoute du bruissement des feuilles

(ou parfois des éternuements, c’est la saison des pollens !). Alors, par moments, nous parvenons à

évacuer toutes nos pensées parasites. Je me dis d’ailleurs que la contemplation de l’océan, la senteur

d’une forêt de pins au petit matin ou la dégustation d’un magret cuit à point (un stage d’Aïkido dans

les Landes ?), devrait nous permettre d’atteindre le même résultat.

Utiliser nos 5 sens afin de nous en affranchir et être réellement, sincèrement, disponible. Encore un

paradoxe.

Seule cette déconnexion mentale rend possible une connexion de Hara à Hara. Cette union profonde

exclut crainte ou conflit et facilite les phases suivantes de la technique :

  - l’acceptation de l’attaque de Uké puisque la connexion la rend nôtre,

  - l’absorption du Ki dans son propre Hara car il circule à travers la connexion,

  -  l’expansion puisqu’on expand une énergie à partir de son propre Hara.

En un mot, tout devient simple.

 

Enfin … en théorie. Car en pratique, quand on bloque à la phase 1, qu’il est difficile de faire simple !

Merci à Raphaël pour son enseignement (et sa patience) qui nous fait travailler le corps, la tête et

l’esprit.

     PS : j’ai découvert samedi que guetter l’arrivée d’une nouvelle pensée permet d’en stopper le flux (à

exploiter pour les insomnies). Paradoxe vous dis-je !

Ludovic

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 16:33

Le petit texte de partage

 

C’est un autre et pourtant le même rituel que nous partagerons.
L’ancrage des pieds nus sur le tatami est devenu l’accroche des semelles sur le bitume.
L’aisance du kimono, le confort des vêtements que nous portons tous les jours.
L’espace sacré du dojo a fait place à un écrin de nature.
...Et les odeurs du vestiaire
🤪 aux pollens des fleurs du printemps.

Est-ce que c’est mieux ou c’est moins bien qu’avant ?
C’est différent et pourtant c’est bien toujours la même essence que nous partageons.

Et c’est peut-être ça qui m’est essentiel:                                 Continuer à partager cette même essence avec vous.

Aikidoquesquement,

Joannie.

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 09:17

Bonjour,

Ce matin je me suis rendormie, et je me suis rendue compte à quel point le cours d’aujourd’hui allait me manquer.

Quelle joie tous les samedis de retrouver non seulement des amis mais également d’essayer d’être dans un état de pleine conscience à l’autre à l’environnement à l’instant présent.

 

Pour essayer de nous  rapprocher de ce faisceau d’énergie qu’est le ki,  la vie en somme, notre SENSEI  au travers de ces exercices de ces méditations actives,  tente de nous faire ressentir, (les fibres du jo une à une, le chant des oiseaux, le bruit de la pluie) être présent, être dans l’action (mais pas tout seul), accepter, et ne pas réagir mais respirer avec l’autre en le respectant sans passer par nos pensées …………. RENAITRE A CHAQUE INSTANT..

 

Oublier le flot des pensées et de nos jugements, de ce que l’on connait,  pour être là à l’instant présent et se rapprocher de l’essentiel. (oublier ses 5 sens et les mettre « au service »  du hara)

 

Ce n’est pas facile,  en tout cas pour moi mais un GRAND MERCI  à RAPHAEL et Elisabeth pour ces moments mais également à vous tous qui êtes là et vivement que l’on se retrouve aussi autour d’une bière ou autre chose………….

 

Bon week-end à tous

 

Nathalie

Smiley, Émoticône, Drôle, L'Amour, Coeur

 

 

 

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 10:37
 
 
Bonne nouvelle,😁 tout le monde a accès au Ki.
Il suffit d'être à l'écoute profonde de notre environnement, de notre partenaire sans filtre,
à partir de notre intériorité,
autrement dit être présent en lien avec la réalité,
s’ouvrir au monde réel, ne pas vouloir ou désirer et interpréter autre chose que ce qui se présente.
Alors une fois corps et esprit unis dans votre Hara, le KI ou KOKORO se manifestera pour s’unir...
 
Mauvaise nouvelle, 😒 on ne sait pas accepter, accueillir,
on ne sait pas être à l’écoute. D’où le duel et le conflit en nous-mêmes et aussi avec l’extérieur...
 
« ... l’aïkido est une méditation active... » KITAURA Senseï.
 
Raphaël
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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 15:17
Et voici le texte de Bastien concernant les cours en extérieur.
 
 

Ce qui m’a le plus marqué pendant ce cours est l’ensemble du travail effectué pour se mettre dans l’état mental, voire spirituel, adéquat pour la séance. 

La première étape est celle de la concentration. La concentration sur les sens : sur le jo (vue, toucher), sur les sons de l’environnement (ouïe), sur les odeurs et sa respiration (odorat), sur son état physique intérieur (proprioception, équilibre, etc) et sur son hara. Dans chaque exercice, la concentration ne peut être pleine que sur une seule sensation à la fois : un seul sens, et un seul stimulus : un seul chant d’oiseau, une seule aspérité du jo, une seule odeur de sous-bois. Mais au delà des sens, le but de la concentration est de vivre pleinement et uniquement l’instant, condition nécessaire à la manifestation du hara. 
Cet état n’est pas exactement celui que l’on recherche pour la pratique mais peut être un intermédiaire intéressant dans la relaxation physique et la clarté mentale (conscience de l’instant) qu’il permet.

L’état que l’on recherche est celui de l’écoute, c’est à dire la connexion aux autres. Cette connexion est visuelle (d’ailleurs utiliser sa vision périphérique peut aider à se détacher de la concentration) mais également, et surtout, via la respiration du hara (kokyu). 
Paradoxalement, compte tenu de ce nom, ce qui différencie fondamentalement cet état du précédent est sa réciprocité : je suis à l’écoute des autres et les autres sont à mon écoute. Il y a interaction réciproque, permise par le hara, capable de donner et de recevoir simultanément. 
L’écoute permet d’agir de concert avec l’autre, d’être en harmonie avec lui plutôt qu’en réaction, qui, par essence, implique un temps de retard, ainsi qu’un moment de crispation du corps.

Durant la pratique, en état d’écoute, la vitesse perd de son importance au profit de la concomitance, le « timing de l’harmonie» en quelque sorte : être au bon endroit au bon moment. Comme l’écrivait La Fontaine : « Rien de sert de courir ; il faut partir à point. » J’ai l’impression d’effleurer une vérité métaphysique très fondamentale que j’ai du mal à appréhender et encore plus à formaliser. Le fameux paradoxe de l’instant d’éternité : un intervalle de durée nulle, donc de vitesse nulle, à la fois impossiblement éphémère et parfaitement immobile.

Bastien

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 12:34

Présence

 

Sensation douce et froide du chêne blanc sous le doigt, aspérités comme les coutures du bois, arrondi du bâton, avec le souffle, l’attention portée au changement de texture juste sous la peau, attention exclusive,  essayer de sentir sous le centimètre carré de peau et de rester là, au bout des doigts.

Ne pas laisser le flot des pensées m’emporter dans le vert des arbres, dans le chant des oiseaux ou dans le quotidien à venir.

Écoute proche, le son. La pie, un corbeau, les passereaux tous près. Plus loin les voix des promeneurs, une voiture ou plusieurs sur le Pont de la porte de Garonne.

Observer le flot qui cherche à s’évader, comme un barrage poussé par la masse de l’eau qui voudrait se répandre. Le souffle accompagne, canalise, et l’attention revient sur les sons,  derrière le tympan

Sentir, l’air frais au bout des narines, le pincement léger du froid tout au bout du nez, chercher les parfums, les accueillir, la truffe au vent. L’air frais sur les joues, la chaleur du soleil sur le front et sa lumière dans les yeux. Aveuglée. La goutte qui se forme dans la fosse nasale et commence à ruisseler, elle chatouille doucement.

Le flot est chagriné, son entêtement perturbé par l’attention portée au bout du nez, au parfum du matin.

 

Présence au bois du jo, au son du parc, au parfum de l’air.

Présence traduite en mouvement quand la porte s’ouvre et que Uke abat Shomen.

Le Centre présent au Centre accueille, absorbe et expand, naturellement , sans heurt

Le flot a disparu

Seule reste l’Unité dans la présence à l’autre. En son Hara.

 

 

Merci à Mylène, Max, José, Elisabeth et notre Senseï Raphaël pour le partage de ce doux matin de reprise, un an après...

Karine

 

 

 

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 08:23

"un instant fugace d'éternité"

 

 

"Carpe diem ..." du poète Horace pour décrire la philosophie d’Épicure, se traduit littéralement par "Cueille le jour présent...".

On se représente un épicurien en vieux débonnaire en train de se goinfrer et de s’enivrer.

Mais c'est bien mal connaître cette philosophie. Ce n'est pas parce qu'on aime manger et boire qu'on aime les piqures (l’Épicure)

On est plus dans le "profite de l'instant présent, unique et fugace"...

Ici et maintenant; ce n'est pas aussi le principe de l’Aïkido ?

Apprendre à remplir l'espace qui nous entoure, tout en se laissant remplir par ce même espace. Sentir toutes ces variations et leur unicité...

 

Au moment d'engager une technique, qui n'a pas ressenti une diffusion d’adrénaline. C'est un rappel à l'ordre de l'esprit vagabondant pour le ramener dans le ici-et-maintenant. Mais quand on est ancré dans ce ici-et-maintenant, les réflexes, la vitesse d'exécution, les techniques ... n'ont plus d'importance, le temps semble se ralentir, voire s’arrêter. Plus de stress, plus que de la sérénité ...

Ce sont ces instants fugaces, où on se sent en harmonie avec l’univers, qu'on essaie de reproduire dans la pratique de l’Aïkido. Avec pour objectif ultime de faire de ces instants fugaces une éternité...

 

En attendant, quoi de mieux que de pratiquer dans la joie avec des amis ?

 

Stéphane

 

 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 16:26

Ressenti après un cours d’armes
Je fais un petit parallèle entre le livre que je lis en ce moment et les
cours d’armes en extérieur dispensés par notre Sensei Raphaël où
l’on aborde la méditation, l’instant présent, la connexion des haras
entre Uke et Tori.


Extraits du livre de Christophe André « Méditer, jour après jour »


L’instant présent, libération de nos pensées sur le futur ou le passé.
Libération de nos jugements de valeur : la pleine conscience nous
ramène dans la présence. Notre esprit est encombré de tant de
choses ! Parfois importantes, intéressantes. Parfois vaines et
inutiles. Elles sont autant d’obstacles à la vision, autant d’obstacles à
notre lien au monde. Le passé importe, le futur importe. La
philosophie de l’instant présent, ce n’est pas dire qu’il est supérieur
au passé ou au futur. Juste qu’il est plus fragile, que c’est lui qu’il faut
protéger, lui qui disparaît de notre conscience dès que nous sommes
bousculés, affairés. C’est à lui qu’il faut donner de l’espace pour
exister.
Le corps et l’esprit : ces deux là sont indissociables, ne se lâchent
jamais. Les apaisements de l’un jouent sur l’autre, les emballements
aussi. Nous pensons en général que l’esprit doit se montrer plus fort
que le corps ; mais c ‘est comme dans un couple : cela dépend des
moments, des domaines, cela change et évolue. Le corps et l’esprit,
ce n’est ni la même chose, ni deux choses séparées : ce sont deux
réalités différentes mais très étroitement connectées.
Lionel.

 

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